L’attention humaine est devenue un territoire surexploité.
La Selva est née du besoin de lui rendre un sol.
Ici, rien n’est conçu pour capter.
Tout est pensé pour laisser être.
Nous vivons dans un monde où tout cherche à capter :
le temps, l’énergie, la présence.L’attention n’est plus un espace intime.
Elle est devenue une ressource exploitée.
Fatigue cognitive.
Désalignement intérieur.
Difficulté à sentir ce qui est juste.
La Selva ne répond pas à une tendance.
Elle répond à une fatigue profonde.
La Selva est un hameau habité.
Un lieu à taille humaine, enraciné dans un paysage forestier.L’architecture soutient le calme.
Les rythmes soutiennent la vie.
Les usages restent simples.
Au fil des saisons, on vient à La Selva pour se déposer.
Pour créer.
Pour réfléchir.
Pour chercher.
Pour ne rien faire aussi.Sans programme à suivre.
Sans objectif à atteindre.Chacun entre à son rythme.
Chacun repart quand c’est juste.
Nous souhaitons faire émerger un modèle
économiquement viable,
écologiquement sobre,
humainement soutenable.Un équilibre entre hospitalité, transmission, recherche et création.
Assez solide pour durer.
Assez simple pour rester fidèle à l’esprit du lieu.
Le vivant guide les choix.
Les sols, l’eau, l’énergie, le temps.Chaque geste vise la cohérence,
pas la perfection.
La Selva se construit lentement.
Par choix.Grandir sans accélérer.
Évoluer sans se diluer.
Rester à taille humaine.La vision n’est pas d’être plus.
Mais d’être juste.
Cette vision ne reste pas une idée.
Elle s’incarne dans un lieu, des temps, un quotidien, et des engagements.
Un lieu à taille humaine, où l’architecture soutient le calme pour que les gestes retrouvent leur justesse.
C’est un camp de base pour celles et ceux qui veulent réapprendre à habiter le monde.